PROMESSE NON TENUE N°1
« Il n’y aura plus de troupes françaises dans ce pays à la fin de l’année 2012 », proclamait le programme présidentiel. Désormais, le champ se réduit aux « troupes combattantes ». Sous entendu, il restera bien des militaires sur place l’an prochain, mais ce seront des « effectifs résiduels ». Combien? « L’évaluation est en cours », répond un conseiller, alors qu’un retrait se heurte à des difficultés techniques (lire ci-dessous). Pour faire quoi? Outre l’entretien du matériel, « des actions de formation » de l’armée afghane, précise Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, qui assure que l’application de ce retrait se fera « en concertation avec nos alliés ». Autre assurance, Hollande a réaffirmé que la France entend faire ratifier à l’automne par le Parlement le traité d’amitié et de coopération signé le 27 janvier entre Hamid Karzaï et Nicolas Sarkozy. En clair, la France ne part pas précipitamment en claquant la porte. François Hollande a également accepté le principe d’une aide financière à l’Etat afghan. Combien? Là encore, aucun engagement précis. Autant d’ambiguïtés et de flou que la diplomatie française aura à lever dans les prochaines semaines pour rassurer ses partenaires.
PROMESSE NON TENUE N°1
